Phémina 2020

Lucie de Saint

La Femme est le thème centrale du travail photographique et plastique de Lucie De Saint.

Bien au-delà de leur apparente beauté, elle extériorise l’identité de ses modèles pour mettre en avant leur véritable personnalité.

Elle utilise pour cela une technique qui lui est tout à fait personnelle de peinture photographique. La couleur est volontairement effacée pour laisser toute sa place aux contrastes  puissants  de noirs et de blancs Ce choix oblige le spectateur à se dégager de l’image lisse et stéréotypée de la femme relayée par les magazines de mode. Elle le pousse à aller plus loin et à regarder l’image à travers le prisme de la peinture abstraite et s’interroger sur l’identité réelle des modèles. Elle pose la question du sens de l’image qui est offerte au regard et insiste sur un questionnement de la nature vraie et profonde « cacher pour montrer plus «   tel est son leitmotiv.

Elle travaille en ce moment sur une nouvelle série photographique de sculptures de femmes qui fait le parallèle entre ces beautés de marbre et l’histoire de chacune d’entre nous.

La sculpture, parait en différents niveaux ;. Tantôt icone de la beauté, posée sur un socle et mise sur un piédestal pour y être admirée, tantôt éprouvée par les chocs et les années, car toute pérenne qu’elle soit elle est inévitablement éprouvée par le temps. C’est cette esthétique de la ruine qui lui est propre qui la rend doublement unique et touchante. L’accident, les aspérités, l’abandon ou les réparations, tout cela renvoie à l’histoire personnelle que chaque femme traverse, bien loin des beautés statiques et impersonnelles qu’on cherche à nous imposer.

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