Phémina 2020

Michel Petit

« J’ai pratiqué la photographie argentique assez intensément il y a assez longtemps, exclusivement en noir & blanc, puis j’ai dû mettre en sommeil cette passion pendant plusieurs années, pour raisons familiales et professionnelles. Après avoir suivi des études techniques, je me suis réorienté assez rapidement, pour m’intéresser davantage à l’humain, vers des formations de psychologue, de psychothérapeute, et en linguistique et sémiotique…. J’ai ensuite dirigé pendant de nombreuses années des centres d’accueil et de soins en addictologie dans l’Aire Urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt, avec également une activité de psychothérapeute en libéral et de chargé de cours à l’université de Besançon..

Tout récemment, il y a à peine plus de dix ans maintenant, la passion de la photographie a pu renaître, sur le mode numérique cette fois, et même parfois coloré… toujours aussi intensément. De statut Auteur-Photographe je fais partie de plusieurs collectifs de photographes, un sur le Pays de Montbéliard (collectif ERO) un sur Saint Louis (68 – Saint Louis pour la Photo), un sur Lure (70) CRP (Centre de Ressources Photographie) ainsi que de plusieurs communautés de photographes sur internet. Mes thèmes de travail sont principalement : l’humain et les problématiques sociales, la danse contemporaine, la musique, la foule…»

De l’enfermement à la liberté

Cette série consacrée aux conséquences des violences sexuelles faites aux femmes, et à la sortie des traumatismes subis, a été initiée avant les récentes révélations qui confortent la nécessité de davantage faciliter la libération de la parole et une meilleure prise en compte par la société de ces problèmes. Ce projet est né de mon envie d’apporter une petite contribution à l’évolution des mentalités dans cette société, qui a du mal à sortir de la domination masculine. La rencontre avec une modèle avec qui j’avais envisagé de travailler m’a conduit à focaliser ce travail sur les conséquences des violences sexuelles subies par les femmes. Les survivantes connaissent un certain nombre de troubles consécutifs aux violences dont la symptomatologie peut couvrir un spectre plus ou moins étendu. On citera sans que cela représente un ordre de survenue, ni d’importance : les réactions dissociatives, les troubles du sommeil, des flashback, de la honte, de la culpabilité, une hypervigilance, des problèmes sexuels, de l’abus de substances, des comportements d’autodestruction, des tentatives de suicide, des troubles des comportements alimentaires, la dépression, une dépersonnalisation, la perte de l’estime de soi, des personnalités multiples, des cauchemars, parfois une survalorisation des hommes, des problèmes de mémoire, des amnésies…

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